Dernières volontés, dons d'organes et euthanasie

Dernières volontés

Si vous souhaitez acter vos dernières volontés quant au mode de sépulture, de rite et de contrat d'obsèques, vous pouvez faire une déclaration auprès de l'agent communal au moyen de ce formulaire ou en vous présentant au service Population.


    Euthanasie

    Une déclaration de volonté est valable si elle :

    • a été établie selon un formulaire type prescrit par la loi
    • a été établie en présence de deux témoins majeurs dont au moins un n'a aucun avantage matériel au décès

    L'euthanasie pourra uniquement être pratiquée si :

    • le patient est majeur (ou émancipé, s'il s'agit d'un mineur d'âge) au moment de la demande
    • le patient est capable au moment de la demande
    • la demande écrite est volontaire, réfléchie et répétée
    • la demande n'a pas été exprimée sous l'influence d'une pression externe
    • le patient se trouve dans une situation sans issue du point de vue médical
    • la souffrance physique et/ou psychique est permanente et insupportable, et ne peut être apaisée
    • la situation du patient est due à une affection sévère et incurable, provoquée par un accident ou une maladie

    Formulaire


    Don d'organes

    Il est possible de faire une opposition, un consentement explicite ou un retrait de la précédente déclaration concernant le don d'organes.

    Il suffit de complèter le formulaire et de le remettre au service population.


    Donner son corps à la science

    Comment donner son corps à la science ?

    Il faut prendre contact avec le Service d'Anatomie Humaine qui gère le Legs de corps à l'Université de Liège.  Ce service est à l'écoute pour répondre à toutes les questions.  Il est possible de convenir d'un rendez-vous pour s'entretenir avec une personne de confiance. 

    Une fois sa décision prise, quelle qu'en soit la motivation (qui ne sera jamais demandée), le donateur est invité à compléter et signer le formulaire actant sa volonté de donner son corps.

    Pour éviter une surprise éventuelle ou un conflit familial au moment du décès, il est prudent aussi d'en avertir son notaire voire, le cas échéant, l'hôpital ou la maison de repos.

    Combien coûte le don de corps ?

    Il n'y a pas de frais à payer à l'Université.

    Par contre, les frais liés à l'entreprise de pompes funèbres choisie par le défunt ou par la famille (cercueil, transports, inhumation, incinération, taxes communales, etc) sont à charge de la famille du défunt, comme pour un enterrement ou une incinération ordinaire.

    Les assurances-décès interviennent dans ces frais de façon habituelle.

    Que se passe-t-il au moment du décès ?

    Les proches du défunt contactent par téléphone le Service d'Anatomie Humaine de l'Université de Liège.  Il s'informent aussi l'entreprise de pompes funèbres qu'ils ont choisie.

    Un délai de 24 à 48 heures est accordé aux familles pour rendre un dernier hommage au défunt.

    Le corps est alors transféré à l'Institut d'Anatomie, situé au CHU de Liège au Sart Tilman.

    Le plus grand respect est accordé au corps tout au long de son séjour au sein de l'Institut d'Anatomie et lors des travaux anatomiques.  Après ceux-ci, le corps est repris par l'entreprise de pompes funèbres pour l'inhumation ou l'incinération.

    Combien de temps le défunt reste-t'il à l'Unversité ?

    Selon les travaux de recherche et de formation, la période varie entre un mois et trois ans.

    Pendant et après les travaux anatomiques, la famille et les proches ne sont pas admis à voir le corps.

    Peut-on revenir sur sa décision après avoir signé les documents ?

    Oui, à tout moment, sur simple demande.  Aucune justification n'est demandée.

    Contact

    Anatomie Humaine – Don de corps

    CHU de Liège
    Tour 3 (Pathologie), niveau -1
    4000 Liège (Belgique)

    +32 (0)4/366 51 52
    +32 (0)4/366 51 53

    eb.ca.glu@eniamuh.eimotana

     


    Refuser l’acharnement thérapeutique

    Selon le journal du médecin, l’acharnement thérapeutique peut être défini comme « l'application obstinée d'un traitement qui n'apportera plus de bien-être au patient. Un traitement qui prolonge inutilement une vie dont la qualité est devenue trop précaire. Le principe de bienfaisance et de non-malfaisance ne sont plus respectés. Le principe d'autonomie est souvent aussi bafoué, encore que l'acharnement thérapeutique n'ait pas toujours une valeur subjective ».

    Avant de ne plus pouvoir nous exprimer, nous pouvons nous opposer à cet acharnement et pour cela nous devons définir clairement les types de soins que nous n’accepterons pas.

    Evidemment si nous pouvons nous exprimer, et selon l’art. 8 de la loi du 22 août 2002 relative aux droits du patient, chacun de nous a le droit de consentir librement aux soins mais a aussi le droit de retirer son consentement ou de le refuser.

    Cette déclaration anticipée négative doit être idéalement complétée avec l’aide d’un médecin qui pourra commenter les différents traitements proposés et également nous permettre d’ajouter d’autres traitements non spécifiés.

    Attention, cette déclaration n’est pas une déclaration anticipée d’euthanasie.

    Comme pour toutes les déclarations, un mandataire peut être nommé, différent et prioritaire sur le représentant légal. La durée de validité de la déclaration de volontés relative au traitement est illimitée. Elle peut être modifiée ou supprimée à tout moment. Dans ce cas, il faut évidemment en avertir les personnes à qui elle a été remise.
    Pour avoir force juridique, la déclaration anticipée négative doit être datée et reprendre la signature de toutes les personnes qui y sont mentionnées.

    Formulaire


    Le service Population reste à votre disposition pour toutes autres informations.